Mission de préfiguration IRD-CNRS : beaucoup de questions, toujours aucune réponse mais le STREM reste mobilisé et vigilant
lors que le rapprochement entre l’IRD et le CNRS est annoncé comme devant entrer dans une première phase dès le 1er janvier 2027, la mission de préfiguration confiée à Michel Eddi n’a toujours pas commencé.
À ce jour, Michel Eddi est encore dans l’attente de sa propre lettre de mission, qui doit préciser les objectifs et les modalités de ses travaux. Le démarrage effectif de la mission ne devrait pas intervenir avant le 1er octobre.
« Tous les scénarios sont sur la table »… vraiment ?
Lors de notre rencontre avec le cabinet du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, il nous avait été affirmé qu’aucun scénario n’était arrêté et que tous les scénarios restaient sur la table.
Mais comment comprendre cette affirmation alors que, dans la lettre adressée aux PDG de l’IRD et du CNRS, les objectifs assignés à la mission sont déjà définis : proposer une organisation cible pour le « nouvel ensemble », identifier les étapes de transition et établir un calendrier détaillé de mise en œuvre ?
La question mérite d’être posée clairement : si tous les scénarios sont réellement ouverts, l’hypothèse du maintien de l’IRD en tant qu’EPST autonome fait-elle pleinement partie des scénarios étudiés ?
Et la science dans tout ça ?
La PDG de l’IRD a constitué un groupe de réflexion interne destiné à épauler les deux représentants de l’Institut dans la mission de préfiguration.
Où est la communauté scientifique ? Où sont nos partenaires ?
Alors que le projet porte directement sur l’avenir des missions scientifiques de l’IRD, sa stratégie de recherche, ses partenariats et son implantation internationale, pourquoi la représentation scientifique au sein de ce groupe de réflexion est-elle si limitée ? Et pourquoi aucun de nos partenaires scientifiques, notamment ceux des pays du Sud, n’est-il associé à cette réflexion ?
Il nous apparaît fondamental que de groupe de réflexion associe les différentes composantes de la planète IRD : chercheurs, représentants des départements, directions d’unités, instances scientifiques, mais aussi les partenaires avec lesquels l’IRD construit ses recherches au quotidien.
Depuis le début de ce projet, les personnels réclament la même chose : de la transparence, un véritable dialogue et des garanties sur les missions, les emplois, les partenariats et l’avenir de l’IRD.
La mission de préfiguration ne peut pas être une chambre d’enregistrement d’une décision déjà prise.
Si, comme on nous l’affirme, tous les scénarios sont effectivement ouverts, alors le maintien de l’IRD comme EPST autonome doit en faire pleinement partie.
C’est la position que nous continuerons à défendre.
Le calendrier est contraint. La méthode reste opaque. Mais notre mobilisation, elle, ne faiblit pas.
Restons mobilisés. Le STREM continuera à vous tenir informés et à porter vos exigences.
