Rapprochement IRD-CNRS : retour sur le Conseil d’administration du 13 octobre

Le Conseil d’administration de l’IRD s’est réuni le mardi 13 octobre à Marseille. Le projet de rapprochement entre l’IRD et le CNRS figurait à son ordre du jour. Compte tenu des enjeux majeurs pour l’avenir de notre institut, ses personnels et ses partenaires, le STREM estime indispensable de vous informer des échanges qui ont eu lieu.

En préambule du CA, le STREM a réaffirmé son opposition à ce projet et défendu le maintien d’un IRD indépendant, avec ses missions, ses spécificités et ses moyens d’action propres.

Nous avons demandé la tenue, avant la fin de l’année, d’un Conseil d’administration extraordinaire exclusivement consacré à ce sujet. Cette demande a reçu un accueil favorable de la PDG de l’IRD et le soutien de plusieurs administrateurs externes. Nous attendons désormais que nos tutelles, le MESRE et le MEAE, confirment cette réunion.

Nous demandons que les membres de la mission de préfiguration présidée par M. Eddi viennent y présenter les objectifs, la méthode, le calendrier et les premières pistes envisagées.

La direction a annoncé la poursuite des échanges et la possibilité d’organiser autant d’instances extraordinaires que nécessaire. Nous serons attentifs à ce que ces engagements se concrétisent.

Des objectifs flous, une inquiétante évolution du vocabulaire

Les tutelles mettent en avant les complémentarités entre les deux instituts et la nécessité de renforcer la coopération scientifique internationale, tout en affirmant que les missions de l’IRD doivent être préservées. Le MEAE a notamment rappelé l’importance de l’ancrage de l’IRD dans les pays du Sud.

Mais une question fondamentale reste sans réponse : en quoi ce rapprochement est-il nécessaire, alors que les deux instituts coopèrent déjà ?

Par ailleurs, un terme particulièrement préoccupanta fait irruption dans les échanges du CA : celui de « rattachement » de l’IRD au CNRS. Ce glissement sémantique n’augure rien de bon : il fait craindre une évolution vers une intégration de l’IRD au CNRS, au risque d’en diluer les spécificités et l’autonomie.

Enfin, malgré les assurances selon lesquelles les économies ne seraient pas l’objectif du projet, les questions budgétaires restent largement sans réponse.

Avec vous et pour vous, le STREM-CFDT continuera à défendre un IRD indépendant, doté des moyens nécessaires à ses missions et fidèle à son ancrage international. Non à la fusion, non au rattachement de l’IRD au CNRS.