Fusion IRD-CNRS : la rentrée, c’est maintenant… mais où sont les pilotes ?
Chères et chers collègues,
Les écoles ont rouvert leurs portes, les enfants ont fait leur rentrée… mais manifestement, les directions de nos deux EPST sont encore en vacances !
Depuis la réunion du 28 juillet avec la direction de l’IRD, au cours de laquelle les organisations syndicales avaient pourtant posé de nombreuses questions sur le projet de rapprochement avec le CNRS, nous n’avons reçu aucune nouvelle information.
Plus inquiétant encore : alors que la lettre de mission prévoit le démarrage de la mission de préfiguration à la fin du mois d’août, nous ne connaissons toujours pas les deux représentants de l’IRD qui doivent y siéger.
Et pourtant, le calendrier, lui, est bien connu.
La lettre de mission fixe au 1er janvier 2027 une première étape du rapprochement, tandis que les conclusions définitives de la mission de préfiguration sont attendues quelques semaines plus tard, au 1er mars. Nous l’avions déjà souligné lors de notre rencontre avec la PDG : cette situation soulève de nombreuses interrogations.
À quatre mois de cette échéance, les personnels sont toujours dans l’attente d’informations essentielles. Qui compose la mission ? Selon quels critères les membres représentant l’IRD ont-ils été choisis (à supposer que cela ait été fait) ? Quel sera précisément son mandat ? Quelles décisions sont déjà prises ? Lesquelles restent ouvertes ? Quelle place sera réellement accordée aux représentants des personnels ?
La direction nous avait indiqué que la mission devait associer les organisations syndicales, les instances scientifiques et des représentants des services. Mais entre les déclarations et les actes, il y a aujourd’hui un sérieux décalage.
Comment interpréter ce silence alors que l’échéance annoncée approche à grands pas ? Amateurisme ? Indifférence ? Mépris des personnels et de leurs représentants ? Ou bien des consignes ministérielles imposant le silence… ?
Nous espérons encore qu’il ne s’agit que d’un retard et que la rentrée permettra enfin d’obtenir les réponses que les personnels sont en droit d’attendre.
Car ce projet ne concerne pas seulement des organigrammes ou des périmètres administratifs. Il engage l’avenir de l’IRD, de ses missions, de ses partenariats avec les pays du Sud et de l’ensemble de ses personnels. Et face à un projet d’une telle ampleur, le minimum que nous sommes en droit d’exiger est de la transparence, des informations précises et un véritable dialogue social.
La mobilisation des personnels avait contraint les ministères et les directions à sortir du bois, avait permis d’imposer le débat et de faire connaître les inquiétudes qui traversent l’Institut. Cette mobilisation doit et va maintenant reprendre.
Nous demandons à la direction de l’IRD de sortir du silence et de communiquer sans délai sur la mise en place de la mission de préfiguration et sur les prochaines étapes du processus.
La rentrée est faite. Il est temps que les directions de l’IRD et du CNRS se mettent au travail.
Restons mobilisés. On ne lâche rien.
